[Thèse] Résilience des écosystèmes – ChronoEnvironnement

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Résilience des écosystèmes : approche multiproxy de l’impact environnemental des activités humaines passées et récentes dans les Vosges du Nord (mines, verreries, activités militaires et agro-pastorales)

Cadre du projet de recherche

Les paysages actuels résultent de l’évolution au cours du temps des interactions entre mécanismes naturels des dynamiques écologiques et utilisation anthropique des ressources naturelles. L’héritage de ces interactions entre environnement et société est donc une composante essentielle des écosystèmes contemporains. Ainsi, la composante historique est à prendre en compte pour comprendre de façon pertinente l’état actuel des systèmes écologiques, ou socio-écologiques. Il s’agit d’identifier les processus et paramètres naturels et/ou anthropiques (perturbations), qui ont influencé les changements des dynamiques environnementales à différentes échelles spatio-temporelles, pour comprendre les paysages actuels. Mais dans beaucoup de territoires les informations relatives aux interactions historiques entre dynamiques environnementales et développement socio-économique restent méconnues. C’est le cas des Vosges du Nord. Si ce territoire a été l’objet de quelques travaux visant à étudier certains aspects historiques humains et environnementaux, les résultats obtenus et leur valorisation restent très en deçà des attentes. En effet, l’empreinte anthropique sur les Vosges du Nord est potentiellement très forte avec notamment la présence ancienne d’activités (semi-)industrielles de type verrerie, mines, métallurgie, charbonnières et, plus récemment, des activités militaires locales (Pays de Bitche). Ainsi, les paysages de ce territoire présentent des écosystèmes dont certains sont particulièrement intéressants parce que protégés ou sensibles (ex. les tourbières), mais potentiellement grandement influencés par les activités humaines passées.

 Objectif

L’objectif de ce projet de recherche est de mesurer l’impact des influences des activités humaines sur les trajectoires écosystémiques et l’histoire des paysages, et sur l’environnement actuel. Il s’articule autour de trois axes principaux : histoire de la végétation, des incendies,  des pollutions historiques. Notre approche permettra d’identifier les interactions réciproques entre développement humain local, utilisation / disponibilité en ressources naturelles, dynamiques des écosystèmes sur le long terme (de l’échelle séculaire à plurimillénaire).

 Méthodologie

Les tourbières et les zones forestières présentent des archives paléo-environnementales différentes qui permettent d’obtenir des données complémentaires pour reconstruire le puzzle des paysages du passé. Pour avoir une approche à l’échelle paysagère, plusieurs sites d’étude seront sélectionnés. Chaque site d’étude comprendra l’échantillonnage d’une tourbière (i.e. carottage de séquence organique de tourbe), de séquences de sol et de charbonnières en zones forestières à proximité de la tourbière.

Le protocole général de l’étude inclut des analyses palynologiques pour l’identification de la dynamique de la biodiversité, d’archives historiques, anthracologiques pour identifier le régime passé des incendies et du type de ressources ligneuses utilisées pour la production de charbons de bois, pédologiques et géomorphologiques pour l’identification des processus de pédogenèse, géochimiques et sédimentologiques pour l’identification des polluants au cours du temps, en lien avec l’hydrologie des tourbières et les activités humaines.

Le projet de recherche proposé s’inscrit dans les axes prioritaires du schéma interrégional du massif des Vosges à l’horizon 2020. Il se fait en lien avec un certain nombre d’acteurs locaux (PNR) et régionaux (Observatoire Homme-Milieu « Pays de Bitche », Commissariat au massif des Vosges) mais s’inscrit dans une réflexion plus large. Les résultats obtenus seront interprétés et contextualisés à des niveaux inter-massifs et inter-régionaux.

 Coopérations : Université de Lorraine : X. Rochel (archéologie), V. Robin (anthracologie), A. Poszwa (géochimie isotopique du plomb) ; Université de Strasbourg : D. Ertlen (pédologie, géomorphologie)

 Connaissances et compétences requises

Le candidat doit posséder de bonnes compétences en paléoécologie (palynologie notamment), et des bases sérieuses en écologie et en géochimie. Le candidat doit également maîtriser les méthodes statistiques de base utilisées en écologie.

Procédure et calendrier :

Les candidats doivent envoyer leur dossier de candidature à l’Ecole Doctorale avant le 19 mai 2016, avec copie à AV. Walter-Simonnet.

13 juin 2016 : envoi par l’École Doctorale des convocations aux candidats retenus.

28, 29 et 30 juin 2016 : audition des candidats à DIJON

Les candidats présenteront en 12 minutes (1) leur CV ; (2) leurs travaux de M2 ; (3) le projet, en mettant l’accent sur l’adéquation de leurs compétences avec le projet. L’oral doit être consacré majoritairement à l’expérience de recherche passée du candidat. Par exemple, sur un diaporama de 12 diapositives, 4 au maximum doivent être consacrées au projet de recherche ; ce qui représente une proportion ¾ pour le parcours – ¼ pour le projet de thèse.

 

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