Offre de Thèse M2C GEOPHEN_Transferts sédimentaires large littoral_2012

Sujet de thèse :
Transferts sédimentaires sableux entre le large et le littoral. Implications pour l’évolution morpho-sédimentaire de la Baie de Somme.

Laboratoires :
« M2C : Morphodynamique Continentale et Côtière », UMR CNRS 6143, Université de Rouen.
« GEOPHEN : GEOgraphie PHysique et Environnement, UMR 6554 « LETG », Université de Caen.

Encadrement :
Sophie LE BOT, M2C – Université de Rouen
Robert LAFITE (directeur de thèse), M2C – Université de Rouen
Stéphane COSTA, GEOPHEN – Université de Caen

Date limite de candidature :27 février 2012
Audition :
7 mars 2012
Date de prise de poste :
1er octobre 2012

Problématique, objectifs et approche :
La connaissance de l’évolution morphodynamique des environnements côtiers et littoraux est un enjeu majeur en matière d’aménagement du littoral, spécifiquement en contexte de rehaussement du niveau marin et de changement climatique (tempêtes, précipitations).
Tout comme de nombreux estuaires français, la Baie de Somme est en cours de comblement, naturel et anthropique, principalement par des sables marins. A une échelle plus fine, la Baie de Somme présente un trait de côte fortement mobile et fragile (zones basses), où les paysages et objets sédimentaires, d’une grande diversité (chenaux estuariens, cordon de galets au Sud, musoir et linéaire de plages avec cordon dunaire au Nord), présentent des dynamiques d’évolution contrastées. Les échanges sédimentaires entre le large et la baie sont mal connus et peu quantifiés, et nécessitent d’être mieux contraints afin d’améliorer la compréhension de l’évolution morpho-sédimentaire actuelle complexe de la baie en vue de pouvoir prédire son évolution future.
Les objectifs de cette étude sont de définir les transferts de sédiments entre le prisme picard sablo-graveleux, modelés de grands bancs sableux et les estuaires picards auxquels le prisme est venu s’accoler au cours de la dernière transgression marine. Il s’agira de définir et quantifier : (i) les stocks sédimentaires disponibles et mobilisables, (ii) les voies et modalités de transfert du sédiment, (iii) les flux et les processus sédimentaires, ainsi que les agents forçants impliqués. Un soin particulier sera apporté : (i) à la connaissance de la variabilité spatio-temporelle des processus et phénomènes qui contrôlent les transferts de sédiment, avec une analyse aux pas de temps événementiels à décennaux, et (ii) à l’étude de la morphodynamique des petites dunes qui tapissent les petits fonds marins et les surfaces intertidales.

Approche :
L’approche sera celle de la mesure in situ. Des outils permettant d’investiguer à la fois les domaines sub- et intertidaux et de caractériser la morphologie, les sédiments et l’évolution dynamique de l’interface eau-sédiment seront mis en œuvre : Lidar topographique (GIS CLAREC et SO-DYC), laser terrestre, bathymétrie/imagerie, sonar latéral, sismique THR, prélèvements, courantométrie. Des jeux de données ont été acquis depuis quelques années (campagnes en mer SISCOSAG07, MOSAG07 et 08, ESTUNORD09 et 10, RECOSOM, Lidar) et seront complétés au cours de la thèse.
Des sites-ateliers seront définis de manière à caractériser plus finement les transferts entre les bancs du large et les petits fonds subtidaux, entre les petits fonds sub- et intertidaux, ainsi qu’entre les domaines intertidaux et le trait de côte.
Des collaborations permettront d’associer la modélisation : (i) numérique (UMR Robertval, UTC) pour l’analyse de l’évolution morpho-sédimentaire de la Baie de Somme, et (ii) physique (UMR LOMC, Univ. Le Havre) pour l’étude de la mobilité sédimentaire en contexte sédimentaire hétérogène.

Profil des candidats :
Le candidat devra posséder une solide formation de base en géosciences des environnements côtiers et littoraux avec des connaissances plus spécifiques en sédimentologie et hydrodynamique. Seront appréciées des compétences dans les domaines : (i) du traitement et de l’interprétation des données de bathymétrie, d’imagerie, de sonar latéral et de sismique réflexion THR, (ii) de l’analyse de prélèvements sédimentaires, (iii) du traitement et de l’analyse des mesures courantométriques, et (iv) de la géomatique et des géostatistiques.

Candidature :

Le candidat devra être âgé de moins de 27 ans au 1er octobre 2012.
Le dossier de candidature devra comprendre : (1) un CV condensé, (2) une lettre de motivation précisant notamment les techniques acquises, (3) une copie du diplôme de Master 2 (pour les candidats l’ayant déjà obtenu), (3) les relevés de notes de Master 1 et 2 indiquant le classement, (4) les avis datés et signés du directeur de Master et du responsable scientifique du stage de Master 2. Le dossier est à adresser à Sophie LE BOT avant le 27 février 2012.

Pour le candidat retenu, les pièces suivantes seront nécessaires pour le 9 mars 2012 : (1) la copie du diplôme de baccalauréat, (2) la copie des diplômes de Licence et de Master Recherche (pour les candidats l’ayant déjà obtenu), ainsi que les relevés de notes de Licence, Master 1 et 2. Pour les candidats en cours de Master 2, un certificat de scolarité sera demandé en remplacement de la copie du diplôme de Master Recherche.

Financement :
Montant environ 1500 € net mensuel (en fonction des règles de gestion de l’organisme employeur)
Co-financement DGA et Région Haute-Normandie.
Les commissions de décisions d’attribution des allocations de doctorat de la DGA et de la région se réuniront fin mai 2012.

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